Le Vin sans Sulfites, ça existe !

Vous êtes nombreux à lire cet article sur les Sulfites dans le vin, et vous allez trouver toutes les réponses aux questions que vous vous posez sur ce sujet.

Mais attention !

Si vous cherchez à diminuer votre prise de Sulfites, vous avez raison de vous intéresser au vin. La bonne nouvelle est que vous pouvez trouver des vins avec très peu de sulfites, et je vous explique tout dans la suite de l’article.

Mais, il y a une mauvaise nouvelle : les Sulfites aussi dans beaucoup d’autres aliments, et posent toutes sortent de problèmes de santé plus ou moins chroniques. Un article de la revue professionnelle REUSSIR VIGNE en a parlé :

bertrand waterman les sulfites article reussir vigneJe vous recommande alors de lire en plus mon article Les Effets des Sulfites sur la Santé.

Le vin mérite un chapitre à part entière pour la place qu’il occupe dans le cœur des Français, et surtout pour sa teneur en sulfites !

Rue89 le Nouvel Obs nous en parlait en aout 2012 avec un article intitulé “A cause du vin, Un million de Français en surdose de sulfites”. Dans cet article, nous pouvions lire que “l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) indique que 3% des adultes dépassent la dose journalière admissible de sulfites, et ce « principalement en raison de la consommation de vin »”

Chose inhabituelle, je vais commencer par la conclusion de ce chapitre :

Les vins conventionnels, bio, biodynamiques, et même ceux “sans sulfites ajoutés” contiennent encore trop de sulfites pour nous qui y sommes sensibles. Ces vins que vous trouvez dans votre supermarché ou chez votre caviste de réseau sont tous de cette catégorie.

Pour ces vins, un verre de 18 cl contient fréquemment 10 mg de sulfites dans le meilleur des cas, et jusqu’à 80 mg dans le pire des cas. Rappelons-nous que la DJA (dose journalière admissible) pour des personnes normales est de 50 mg de sulfites par jour. A un seul verre de vin à 10 mg par jour, nous sommes dans une zone qui nous pose déjà des problèmes. Le vin n’est pas la seule source de sulfites possibles au cours de la journée.

La seule solution est à chercher du côté des vins naturels. Dans cette catégorie de vin, il en existe qui sont sans sulfites ajoutés ET dont la teneur en SO2 est testée et publiée par le vigneron. Il y a là quelques bonnes surprises avec des vins qui contiennent moins de 1 mg de sulfites par verre. Je vous en donne une liste à la fin du chapitre. Pour vous les procurer, il faudra les acheter en direct ou bien auprès de cavistes indépendants et passionnés par ces vins naturels.

Maintenant que je vous ai donné la solution, je vais vous expliquer toutes les subtilités des sulfites dans le vin. Vous allez comprendre les raisons qui m’amènent à cette conclusion.

La règlementation spécifique au vin

Une directive européenne de 2005 impose à tous les vins dont la teneur en soufre (S02) est supérieure à 10 mg/l sur l’étiquette ou la contre-étiquette de la mention “contient des sulfites”, “contains sulphites“, “contient du dioxyde de soufre” ou “contient de l’anhydride sulfureux”, accompagnée ou non des mentions E220 ou SO2. Par contre, et c’est un problème, la concentration réelle en sulfite n’est pas obligatoire et n’est pas indiquée.

La simple mention “contient des sulfites” sur l’étiquette ne dis pas si un vin contient 10 mg/l ou bien 400 mg/l de sulfites. De même, les autres mentions comme “sans sulfites ajoutés”, “vin agriculture biologique”, “vin bio dynamique”, “Déméter” ou “vin naturel” peuvent nous aider, mais à condition de bien comprendre ce qu’elles veulent dire à propos de la teneur en sulfites. Voilà pourquoi nous devons approfondir le sujet.

Dans le cas du vin, vous pourrez à l’occasion entendre parler de SO2 libre ou combiné. Le SO2 libre + le SO2 combiné = le SO2 total.

  • Le SO2 libre à de l’importance pour le vigneron, car c’est lui qui sera le plus actif dans le vin. Le SO2 libre est composé de SO2, de bisulfite (HSO3-) et de sulfite (SO32-). L’équilibre entre les trois formes se crée lors des différents ajouts de SO2 en fonction du pH du vin (son acidité).
  • Le SO2 combiné est composé de bisulfites (HSO3-) qui se marient avec d’autres molécules possédant un groupe carbonylé. Il est majoritairement présent dans le vin sous forme d’acétaldéhyde bisulfite.

Le plus important à savoir : c’est le SO2 total qui est compte pour notre santé. Dans notre corps, toutes les formes de sulfites deviennent du SO2.

Les concentrations maximales autorisées pour les vins conventionnels : la loi fixe des teneurs maximales en sulfites différentes selon la nature du vin. Plus les vins sont blancs et sucrés, plus ils ont besoin de sulfites pour être fabriqués et stabilisés, et plus la loi autorise des teneurs maximales élevées :

  • Vins rouges secs = 160 mg/l soit 32 mg pour un verre
  • Vins doux naturels = 200 mg/l soit 40 mg pour un verre
  • Vins blancs et rosés secs = 210 mg/l soit 42 mg pour un verre
  • Vins mousseux et champagnisés = 210 mg/l soit 42 mg pour un verre
  • Vins demis-secs = 260 mg/l soit 52 mg pour un verre
  • Vins moelleux = 300 mg/l soit 60 mg pour un verre
  • Vins liquoreux = 400 mg/l soit 80 mg pour un verre

Ce sont bien sur les doses maximales autorisées et tous les vins n’en contiennent pas autant. Mais la dose maximale par verre est intéressante à calculer pour se rendre compte que 3 verres d’un mauvais vin nous amènent à des doses très largement supérieures à la dose journalière recommandée pour une personne normale (50 mg de sulfites par jour pour une personne de 75 kg).

Un verre d’un vin conventionnel et faiblement dosé en sulfites (30 mg/l) en contiendra seulement 6 mg. Mais trois verres nous donnent déjà 18 mg, soit 45 % de cette fameuse DJA.

Les sulfites dans la fabrication du vin

Nous allons maintenant expliquer à quoi servent les sulfites dans la fabrication du vin afin de comprendre pourquoi nous y retrouvons des doses plus ou moins fortes.

Les sulfites ont quatre rôles clefs :

  • Conservateur : ils protègent le vin de l’oxydation en se combinant à l’oxygène.
  • Antiseptique et antifongique : ils permettent de contrôler la fermentation alcoolique en bloquant le développement des bactéries et de certaines levures. Ils permettent de tuer les champignons et moisissures et enfin de désinfecter les barriques et le matériel.
  • Stabilisant et Contrôlant : ils permettent de favoriser les levures plus efficaces pour la fermentation alcoolique en bloquant certaines autres levures.
  • Dissolvant et clarifiant : ils accélèrent la décomposition du raisin et la libération des tannins et des arômes. Ils précipitent certains composants comme les polyphénols.

 Ils sont alors utilisés tout au long de la fabrication du vin :

  • Lors de la désinfection des barriques : elle est faite par brulage d’une mèche de soufre. La combustion du soufre dégage alors du dioxyde de soufre SO2 et une odeur d’œuf pourris. Ce dioxyde de soufre pénètre le bois de la barrique et va ensuite migrer dans le vin lorsque celle-ci sera remplie. EN présence de l’eau contenue dans le vin, il va se transformer en acide sulfureux.
  • Lors de la vendange : lorsque les différentes manipulations font éclater les grains, le sucre entre en contact avec l’oxygène de l’air. Les sulfites sont utilisés afin d’éviter le démarrage d’une fermentation alcoolique non contrôlée.
  • Pendant la fermentation alcoolique : si celle-ci sort des critères souhaités.
  • Dans le cas particulier du mutage : cette étape permet de stopper la fermentation du mou et de conserver les sucres résiduels afin d’obtenir ces vins dit doux ou liquoreux.
  • A la fin de la fermentation alcoolique : pour bloquer la fermentation malolactique.
  • Lors des soutirages à l’air : lorsque le vin est transféré de barriques en barriques pendant son élevage.
  • Juste avant la mise en bouteilles : afin de stabiliser le vin pour le transport et la commercialisation.
  • Ils sont même indirectement introduits par les produits chimiques utilisés dans la vigne dont certain contiennent du soufre et dérivés.

Les vins sans soufre ou sans sulfites ajoutés

Vous avez peut être lu sur les étiquettes des bouteilles ou biens votre caviste vous en a parlé : il y a des vins sans sulfites.

Ce n’est pas une solution pour nous. Il faut parler de vins sans soufre ou sans sulfites ajoutés, car des sulfites se forment aussi “naturellement” dans le vin. Le développement des levures lors de la fermentation s’accompagne d’une formation de composés soufrés plus ou moins volatils, à partir des acides aminés soufrés du raisin, mais aussi des additifs soufrés tels que des pesticides.

C’est pourquoi, en fonction de la provenance du raisin conventionnel ou bio, et d’autres facteurs, la dose de sulfites naturellement produits lors de la fermentation peut varier considérablement. Je trouve que parler de sulfites naturels lorsqu’ils ont pour origine les produits chimiques utilisés dans la vigne est une sacrée pirouette marketing. Les vins conventionnels sans sulfites ajoutés sont donnés pour des teneurs en sulfites de l’ordre de 30 mg/l.

Les vins bios, biodynamiques et naturels

Nous allons voir quelles peuvent être les teneurs en sulfites de chacune de ces catégories de vins.

Nous allons commencer par clarifier quelques principes pour ensuite bien comprendre comment chaque label peut nous aider à choisir des vins avec le minimum de sulfites.

L’industrie du vin parle beaucoup des vins bio et naturels. Cela donne lieu à de nombreuses prises de positions enflammées avec des points de vues très différents. Les sulfites sont très souvent discutés. Mais cela n’est pas toujours facile à comprendre pour nous consommateurs. Je vais tenter de vous expliquer les dessous de l’affaire.

Les protagonistes des vins les plus naturels possibles souhaitent éliminer tous les produits chimiques dans la culture du raisin et dans la fabrication du vin, mais s’autorisent néanmoins l’usage des sulfites comme seul produit chimique ajouté. Les meilleurs d’entre eux arrivent à s’appuyer seulement sur les sulfites naturels produits par la fermentation et les doses finales dans leurs vins sont très faibles. Les vignerons moins expérimentés peuvent en ajouter jusqu’à 50 mg/l environ.

Les sulfites sont indispensables à la fabrication du vin, mais à des doses considérablement différentes en fonction des méthodes utilisées.

Avec l’objectif de diminuer au maximum l’usage des sulfites, les vins les plus naturels visent à laisser s’exprimer la nature et donc à produire des vins aux gouts changeants et dont les conditions de transport sont bien plus exigeantes. Ce ne sont pas des vins que vous produisez en grande quantité et que vous expédiez aux quatre coins du monde. Ce n’est pas un produit formaté pour un consommateur qui veut  un produit standardisé.

D’un autre côté, les sulfites sont indispensables pour fabriquer un vin de qualité constante année après année malgré les aléas météorologiques, et pour l’expédier sans risque à l’international. C’est donc au cœur de vos préoccupations si vous avez un vin à la renommée établie que vous vendez à des consommateurs américains et asiatiques. Ils veulent reconnaitre votre vin à chaque bouteille et à chaque millésime sans mauvaise surprise.

Les implications financières sont donc considérables à propos de l’usage des sulfites dans l’industrie du vin. C’est la raison des approches et des discours radicalement différents que nous pouvons entendre.

Les protagonistes du vin conventionnel ont été obligés de communiquer sur le sujet des sulfites sous la pression des vins naturels et l’attente du grand public. Ils nous ont alors expliqués que les sulfites sont naturels, utilisés depuis les Romains, qu’ils ont beaucoup travaillés pour considérablement diminuer les doses qu’ils utilisent. Ils nous disent aussi que les vins sans sulfites sont tout simplement mauvais.

Vous devez comprendre trois choses importantes pour vous y retrouver :

Produire et vendre un vin à la marque établie dans des quantités importantes et auprès d’une clientèle internationale a demandé des investissements considérables et de nombreuses années. Il est alors impossible pour ces vignerons, ou plutôt ces entreprises, de se mettre à produire des vins naturels. C’est comme si vous demandiez à des entreprises qui produisent des centaines de milliers de pulls pour la grande distribution de se mettre à tricoter à la main des pulls pour les vendre sur le marché d’un village. Ce n’est pas du tout le même métier. Voilà pourquoi les entreprises du vin conventionnel n’ont pas d’autre solution que de défendre l’image de leur produit, et elles ont pour cela des moyens considérables.

Les quantités de sulfites dans les vins conventionnels, bios, ou bios dynamiques, ne sont pas fondamentalement différentes pour des personnes sensibles comme nous. Un seul verre atteint facilement les 10 mg. Par contre, les vins naturels peuvent avoir des doses considérablement plus faibles avec pour certain des doses inférieures à 5 mg/l, soit 1 mg par verre.

Les vins bio, bio dynamiques et naturels s’accompagnent de labels et de chartes. Un label impose le respect d’obligations légales et nécessite une certification. Une charte est une recommandation définie et appliquée par les vignerons à eux même. Cela ne veut pas nécessairement dire qu’un label est bon et une charte mauvaise. Un label à un cout d’obtention, et n’est pas forcément accessible à un petit vigneron. Un label a une valeur marketing qui n’a pas forcément de valeur pour une petite production qui se vend par le bouche à oreille. Enfin, un vigneron peut avoir investit le label AB il y a plusieurs années pour la culture bio de son raisin, et aujourd’hui fabriquer un vin totalement bio, sans pour autant avoir les nouveaux labels sur la fabrication. Alors essayons d’y voir clair !

Les vins biologiques

Pour faire du vin, il y a deux grandes étapes :

La culture du raisin peut être conventionnelle ou bio. Dans le cadre d’une culture conventionnelle, les herbicides, engrais et pesticides de synthèse contiennent des composés soufrés qui peuvent donner lieu ensuite à la présence de sulfites le vin.

La fabrication du vin peut être conventionnelle ou bio. Bien sur, la fabrication d’un vin bio nécessite du raisin bio au départ. Un vin “fabriqué à partir de raisin issu de l’agriculture biologique” peut utiliser des méthodes conventionnelles et donc avoir des doses maximales de sulfites comme n’importe quel autre vin.

Avant 2012, le label AB Agriculture Biologique ne concernait que la culture du raisin. On parlait uniquement de vin “fabriqué à partir de raisin biologique” mais le label ne garantissait pas la vinification.

Avant 2012, et pour couvrir la fabrication du vin, les chartes “Vin Bio FNIVAB” et “Natures & Progrès” ont structuré une charte et une certification privées pour des vins entièrement bios. Ces certifications sont données à des vins qui sont déjà certifiés “AB agriculture biologique”.

Depuis 2012, le label AB agriculture biologique couvre la culture du raisin et la fabrication du vin.

La fabrication du vin bio limite le nombre et la quantité de produits chimiques qui peuvent être utilisés pendant la vinification et l’élevage du vin. La teneur en sulfites est réduite de 30 à 50 mg/litre par rapport aux vins conventionnels. La quantité maximale autorisée reste importante pour nous.

Les vins biodynamiques

Ils obéissent à des règles plus contraignantes encore que les vins bios et sont certifiés par deux organismes :

Déméter créé en 1932 : il s’applique à toutes les activités agricoles faites en biodynamie et pas seulement la production de vin. Il y a 287 domaines viticoles labellisés en France.

Biodyvin crée en 1995 : les domaines viticoles doivent être entièrement cultivés en biodynamie. Il regroupe 86 vignerons en Europe

A la base, la culture du raisin doit être biologique comme pour les vins bios.

C’est lors de la fabrication du vin (la vinification) que les ajouts de produits chimiques sont encore plus limités. La teneur en sulfite est cette fois 2 à 3 fois moindre que les vins conventionnels.

La quantité de sulfites va dépendre de plusieurs facteurs

Nous avons donc vu qu’en allant des vins conventionnels vers les vins bio, puis biodynamiques Déméter et Biodyvin, vous allez vers des vins dont la réglementation diminue les doses de sulfites autorisées.

Au sein de chacune de ces catégories, il existe néanmoins de très grandes différences dans la dose finale. Celle-ci s’explique par un ensemble de facteurs que je vais maintenant expliquer.

Le type de vin : plus un vin est blanc et plus il est sucré, plus il contient de sulfites. La raison en est que le sucre est le carburant de la fermentation, et qu’il faut plus de sulfites pour tuer toute reprise de cette fermentation. Vous devez donc vous orienter vers des vins rouges secs.

La qualité de fabrication du vin : une vendange manuelle où les grappes sont triées et préservées jusqu’à leur foulage demande moins de sulfites qu’une vendange faite à la machine qui abime le raisin et risque de faire démarrer une fermentation incontrôlée. Le soin porté a l’hygiène du matériel, des outils, des barriques et des machines utilisées pour l’élevage du vin permet de limiter l’usage des sulfites. Vous devez donc choisir des vins de qualité avec des petits rendements et le maximum de travail manuel.

La météo : les bons millésimes où la nature a été clémente auront moins besoin d’être rattrapé par l’ajout de différents additifs, dont les sulfites.

L’âge du vin : les sulfites se dégraderaient avec le temps. Des bouteilles de plus de 10 ans d’âge ne comporteraient plus de sulfites. Notez que cela est contradictoire avec les vins qui nécessitent un minium de sulfites lors de leur fabrication, car ces vins ne se gardent pas. Orientez, vous alors vers des vins très jeunes qui ne se gardent pas, ou bien des vins de plus de 10 ans.

Pour conclure entre les vins conventionnels, bio et bio dynamiques, nous dirons d’une manière générale que la dose de sulfites maximum autorisés peut être deux à trois fois moindre dans un vin bio dynamique, mais que c’est une quantité toujours importante pour des personnes sensibles comme nous. Les différences entre ces vins sont, par contre, bien plus importantes sur d’autres produits chimiques.

Récapitulons la situation

Les taux de sulfites pour les différentes catégories et méthodes de fabrication du vin :

Sulfites dans le vin

Vous constatez donc que ce sont les vins naturels qui changent radicalement la donne en terme de doses de sulfites et c’est pourquoi nous allons nous y intéresser en détails. Ce sont surtout les vins naturels dont les Vignerons affichent le taux de Sulfites sur l’étiquette qui doivent retenir toute notre attention.

Les vins naturels

Les vins naturels sont ceux qui n’utilisent aucun produit chimique pour la culture du raisin et pour la vinification.

Le raisin est cultivé comme pour les vins biologiques et biodynamique, c’est-à-dire sans pesticides, désherbants ou engrais chimiques de synthèse. Les vendanges sont manuelles pour mieux sélectionner les raisins et moins les abimer, et éviter leur fermentation et dégradation.

Lors de la vinification, l’usage des produits chimiques est également proscrit à la différence des vins biologiques.

C’est donc le cas pour les sulfites alors ? Oui, mais cela est essentiellement théorique, pour ne pas dire philosophique. Cela mérite quelques explications.

La fabrication de vins dits naturels est une sorte de quête ou de recherche d’un idéal pour des vignerons qui ne se reconnaissent plus dans le vin industriel et chimique. Mais les vins naturels ne sont  pas encadrés par la loi ni même bien structurés par la profession.

Ne nous laissons donc pas emporter par les jolies histoires des vins naturels. Oui, c’est une approche à laquelle nous souscrivons, et oui, c’est un très grand progrès pour diminuer les doses de sulfites utilisés. Mais, ce n’est pas la garantie d’un vin sans sulfites.

Nous avons vu l’importance des sulfites et vous imaginez que sans leur aide, un vigneron peut tout simplement perdre un grand nombre de bouteilles d’une année de production. Entre la théorie d’un vin entièrement naturel et la réalité de sortir sa production tous les ans et la vendre pour tout simplement continuer à travailler, il y a de la marge !

Nous allons donc approfondir notre connaissance des vins naturels pour y trouver ce qui peut nous convenir.

Les levures de fermentation produisent naturellement de 5 à 30 mg/l de sulfites. Nous pouvons imaginer que si le raisin est biologique et contient moins de composés soufrés puisqu’il n’est pas traité avec des produits de synthèse, la teneur naturelle en sulfites d’un vin naturel est plutôt proche des 5 mg/l que des 30 mg/l.

Le vigneron va compter sur ces sulfites naturels pour réussir son vin. Mais cela exige des méthodes de travail bien plus précises et couteuses, des rendements plus faibles, et une grande expertise de la vinification sans sulfites ajoutés. Tous les vignerons qui font du vin naturel n’ont pas encore cette expertise, ou bien doivent faire face à un aléa climatique, et vont devoir ajouter des sulfites à leur vin. Il le fera néanmoins avec la recherche de la dose minimale.

Dans le but de formaliser l’approche des vins naturels, des professionnels ont créés l’ANV (association des vins naturels). Ils ont produit une charte dans laquelle les seuls produits chimiques qu’ils s’autorisent à ajouter à leurs vins sont les sulfites :

“Aucun intrant œnologique utilisé sauf le SO2 (sulfites ajoutés), à raison d’une teneur maximale en SO2 total de : 30 mg/l pour les vins rouges et effervescents, 40 mg/l pour les vins blancs secs, 80 mg/l pour les vins blancs à sucres résiduels > à 5 g/l”.

Des vins naturels à moins de 5 mg/l de sulfites

Au delà des normes, des certifications et du marketing qui va avec, une toute petite minorité de vigneron sont transparents. S’ils fabriquent des vins biosbios dynamiques ou naturels, le plus important est qu’ils testent le taux de sulfites de leurs vins et le communique sur leur site internet ou sur l’étiquette. Nous avons là quelques bonnes surprises. Voyez vous-même l’étiquette suivante :

Sulfites etiquette de vin sans sulfites

Vous avez bien lu, le SO2 total est de 2 mg/l ! Il y a bien d’autres bonnes surprises de la sorte, et je vous invite à parcourir la liste des analyses publiées par le site www.vinsnaturels.fr pour faire votre marché : http://www.vinsnaturels.fr/010_analyses/010_analyses.php

Où acheter des vins à 5 mg/l de sulfites

Vous comprenez que si vous allez dans un supermarché ou même chez un caviste de chaine, vous aurez beaucoup de mal a trouver ces vins. La raison est qu’ils vendent des vins qu’ils peuvent approvisionner en quantité et transporter dans problèmes.

Si vous demandez simplement un vin “sans sulfites”, vous aurez beaucoup de difficultés à savoir quel intérêt votre caviste, normalement passionné par le vin, et surtout gagnant sa vie avec, aura à propos des produits chimiques et des sulfites dans le vin.

Certains sont passionnés par le gout du vin et ne se retrouvent pas dans les vins naturels qui sont loin de faire l’unanimité pour leurs qualités gustatives.

Votre caviste peut donc vous expliquer, avec tout son langage de spécialiste, que ce ne sont pas de bons vins, que les sulfites sont indispensables et “naturels”. Il estime aussi que réduire les abus de sulfites dans les vins conventionnels est suffisant. Il vous recommande alors des vins “quasiment” sans sulfites, mais en fait dosés à 50 mg/l. C’est un grand progrès, mais c’est encore une dose trop importante pour nous.

Par contre, avec tout ce que vous savez maintenant, vous pouvez utiliser son expertise pour faire votre choix des terroirs et caractères des vins en piochant dans les vins naturels dont la teneur en sulfite est testée et publiée est inférieure à 5 mg/l. S’il ne veut pas vous aider, passez votre chemin et cherchez un autre caviste, ou bien achetez en direct.

Éliminer Les Sulfites, Seule Solution Pour Se Soigner !

Vous prenez probablement des médicaments pour traiter vos symptômes avec plus ou moins de succès, mais tant que vous consommez des Sulfites dans vos Aliments, vos Médicaments et peut être même vos Cosmétiques et qui vous intoxiquent tous les jours, vous ne traitez pas la cause de vos problèmes.

En ce qui me concerne, j’ai passé 10 années à faire des recherches pour comprendre où se cachent tous les sulfites. Je suis passionné par ce sujet, tant j’ai constaté que je retrouvais la santé dès que j’ai su comment vraiment les éliminer.

J’ai évité une opération des sinus, réglé mes problèmes de migraines, de maux de ventre, de congestions nasales, de sinusites, et mes fatigues inexpliquées ! Autant vous dire que ma vie a été transformée, c’est comme si j’avais rajeuni de 10 ans !

Mon approche, c’est donc de se soigner naturellement en réglant la cause des problèmes, à savoir les sulfites qui nous intoxiquent, plutôt que de prendre des médicaments pour régler tant bien que mal les conséquences.

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1 Comprendre si les Sulfites sont la cause de vos Soucis

2 Faire les Tests chez les Allergologues et à l’Hôpital

3 Agir pour retrouver Santé et Bien-Être Naturellement

4  Manger en Eliminant Vraiment les Sulfites

5 Eviter tous les Sulfites dans les Médicaments

6 Choisir les Bons Cosmétiques Sans Sulfites

Nos Médecins N’y Comprennent Pas Grand Chose

Les chercheurs commencent tout juste à comprendre les dangers des Sulfites, mais la très grande majorité des médecins n’en savent rien.

Ils sont plus ou moins au courant que le vin ou les fruits secs contiennent de grosses doses de Sulfites, mais ils ignorent que les Sulfites sont en réalités dissimulés un peu partout dans notre alimentation.

La plupart d’entre eux vous diront aussi qu’il n’est pas possible de tester les intolérances et les allergies aux sulfites. En réalité, ils se trompent, ces tests existent chez certains allergologues et dans certain CHU, mais la plupart des médecins ne sont pas au courant !

Plus étonnant encore, ils ne savent pas que 200 médicaments contiennent des Sulfites ! J’ai dit à plusieurs médecins que j’étais allergique, et ils m’ont quand même prescrit des médicaments qui en contenait !

Éliminer Les Sulfites, Seule Solution Pour Se Soigner !

Les personnes qui ont appliqués ma méthode pour en Finir avec les Allergies et les Intolérances aux Sulfites ont obtenu de très bon résultats. Il y a maintenant près de 100 témoignages à propos de symptômes aussi variés que des Migraines, Diarrhées, Sinusites, Rhinites, Asthme, Polypose Nasale, Fatigues Inexpliquée, Irritations de la Peau, et même trouble du rythme cardiaque. En voici quelques uns :

francoise : témoignage d'allergique et d'intolérant aux sulfitessonia : témoignage d'allergique et d'intolérant aux sulfitesceline : témoignage d'allergique et d'intolérant aux sulfitesyannick : témoignage d'allergique et d'intolérant aux sulfites

Voici Des Extraits De Ma Méthode

Une Pharmacienne Et Un Medecin En Parlent

guylaine : témoignage d'allergique et d'intolérant aux sulfitesbernard : témoignage d'allergique et d'intolérant aux sulfites

Ma Methode Dans La Presse Et A La Tv

bertrand waterman on en parle a la tv

Éliminer Les Sulfites, Seule Solution Pour Se Soigner !

Ma méthode se présente sous la forme d’un eBook, c’est à dire un livre électronique, pour votre Ordinateur (.pdf), votre Amazon Kindle (.mobi) ou encore votre iPad (.epub). Elle est disponible en téléchargement sur ce site en quelques minutes. Elle est aussi disponible sur le site Amazon pour votre Kindle.

Vous êtes nombreux à me le demander, mais ma méthode n’est pas disponible sous forme de livre papier. Si vous ne souhaitez pas lire d’eBook, la solution est de choisir la version Ordinateur qui se lit sur tous les ordinateurs, et peut aussi être imprimée chez vous.

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1 Comprendre si les Sulfites sont la cause de vos Soucis

2 Faire les Tests chez les Allergologues et à l’Hôpital

3 Agir pour retrouver Santé et Bien-Être Naturellement

4  Manger en Eliminant Vraiment les Sulfites

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6 Choisir les Bons Cosmétiques Sans Sulfites

 

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Sans Aucun Risque

Vous avez tout le temps d’appliquer ma méthode pour éliminer les Sulfites, et de surtout constater des résultats sur votre santé, sans AUCUN RISQUE. Mon engagement est simple :  pendant les 3 mois qui suivent votre commande, je vous rembourse à 100% si vous n’êtes pas entièrement satisfait, sur simple demande et sans explication (et vous gardez la méthode).

Restez Toujours Informes

Je continue mes recherches sur les sulfites, et les lecteurs partagent avec moi leurs découvertes. C’est pourquoi j’envoie régulièrement aux lecteurs une newsletter avec des informations exclusives, et que je fais aussi des mises à jours gratuites de la méthode pour que vous restiez toujours au courant des dernières nouveautés.

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Bertrand Waterman

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On ne lâche rien !

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